Mole hydatiforme complète

La mole hydatiforme complète fait partie des maladies trophoblastiques, c’est-à-dire les maladies qui touchent le placenta, il s’agit d’une anomalie au cours de la quelle la grossesse se fait sans embryon, cela représente environ 0,1 à 0,5% des grossesses, généralement ces grossesses finissent par un avortement qui survient quelques semaines après la fécondation, les symptômes ressembles à ceux d’une grossesse normale, et elles peuvent parfois être accompagnées par des saignements, cependant une caractéristique spéciale à ces moles hydatiforme complètes est une sécrétion anormalement élevé des hormones gonadotrope (hormones glycoprotéiques complexes agissant sur les fonctions des gonades (ovaires et testicules)).

mole hydatiforme complete

Cause de la mole hydatiforme complète

La source du problème vient d’une anomalie génétique dans les tissus embryonnaires, cette anomalie survient lors de la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde, dans le cas normal un ovule est fécondé par un seul spermatozoïde, ainsi l’œuf obtenu contient 46 chromosomes, 23 venant de l’ovule de la mère et porte son patrimoine génétique et 23 venant du spermatozoïde du père et porte sont patrimoine génétique. Mais dans le cas d’une mole hydatiforme complète les choses se passent différemment nous avons deux cas de figures :

  • Un ovule sans noyau est produit par la femme et fécondé par deux spermatozoïdes, cet ovule sera alors composé de 46 chromosomes venant tous du père, on parle dans ce cas de fécondation dispérmique.
  • Un ovule dépourvue de noyau est fécondé par un seul spermatozoïde, il se retrouve avec 23 chromosomes qui se duplique pour obtenir 46 qui viennent tous du père, dans ce cas on parle de fécondation monospérmique.

Les complications et traitements

Le traitement des moles hydatiformes complète se fait par une aspiration des tissu molaire, , cependant après cette aspiration ou avortement il convient d’établir une surveillance de la cavité utérine, car deux complications peuvent se produire :

  • Soit une rétention molaire, c’est-à-dire que des tissus de la mole restent après la première aspiration, dans ce le problème peut être résolue par une deuxième aspiration
  • Soit que des cellules de la mole se sont transformées en une tumeur, c’est-à-dire môle invasive, choriocarcinome ou plus rarement en une tumeur des sites d’implantations, ce qui nécessite dans la plus part des cas un traitement par chimiothérapie, Le risque d’apparition de ce genre de tumeur est de l’ordre de 10 à 20% ce qui justifie la surveillance.
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